Congrès 2013 de la Société de philosophie du Québec: appel à communications

Mis en ligne le 30 octobre 2012 par Patrick Turmel et classé sous Actualité philosophique, Événements, Non classé

Philosophie et transformations du monde :
Congrès annuel de la Société de Philosophie du Québec
7 au 9 mai 2013
Université Laval (Québec)

Nous nous souvenons tous de cette phrase assassine qui clôturait les Thèses sur Feuerbach de Marx et Engels : « Les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde de différentes manières, ce qui importe, c’est de le transformer. » Loin d’en entériner d’emblée le constat, la Société de Philosophie du Québec (SPQ) voudrait plutôt, pour son Congrès 2013, convier les philosophes de tous horizons à réfléchir et échanger sur la manière dont la philosophie a, de tous temps, compris son efficace sur le monde. Que le moteur de l’acte de philosopher soit de transformer celui qui en est l’auteur, celui à qui il s’adresse ou encore l’objet qu’il se donne, on ne saurait douter que la philosophie même lorsqu’elle interprète le monde, cherche toujours à le transformer, lui ou ses habitants. À moins, bien sûr, que la philosophie ne soit que le reflet des changements qui s’opèrent dans le monde dont elle est issue…

S’agit-il, comme dans le cas des tentatives qui visent à définir la « vie bonne », de fournir les conditions de possibilité d’une maîtrise ou d’une production de soi, alors la philosophie se donne comme remède, hygiène, exercice ou démarche créatrice. Pour les philosophies qui prennent pour objet les pratiques sociales et les normes sur lesquelles elles s’articulent, c’est leur propre teneur théorique qui prend valeur de praxis dans un effort pour « changer la façon commune de penser » (Denis Diderot). Ainsi, qu’elle demeure purement critique ou qu’elle se donne pour fondatrice de normes nouvelles, la philosophie, toujours, cherche à atteindre les institutions qui fabriquent le sujet ou qui structurent ses relations au monde ou aux autres et d’en ébranler la légitimité.

Les questions qui sont ouvertes par ce thème sont nombreuses et cherchent à rendre possible la constitution d’échanges féconds entre philosophes issus de toutes les spécialisations et de toutes les écoles. Quels objectifs visent la philosophie du droit lorsqu’elle interroge le travail des juristes, la philosophie des sciences lorsqu’elle met en cause les concepts et méthodes qui structurent les théories et pratiques scientifiques, et l’esthétique philosophique lorsqu’elle cherche à définir une ontologie de l’œuvre d’art? Ne demande-t-on pas aujourd’hui plus que jamais aux philosophes d’éclairer nos discussions éthiques et politiques afin de mieux comprendre et s’ajuster aux transformations du monde actuel? Ainsi, on le voit, tous les champs de la philosophie sont convoqués par le thème que nous proposons pour ce Congrès 2013 de la Société de Philosophie du Québec.

Pour son Congrès 2013 qui se tiendra à Québec, la SPQ invite les membres de la communauté philosophique à proposer des communications libres, des présentations par affiches ainsi que des tables rondes. Le Congrès se tiendra dans le cadre du Congrès de l’ACFAS, sur le site de l’Université Laval du 7 au 9 mai 2013.

Tables rondes
Par table ronde, nous entendons toute activité regroupant des communications verbales sur un thème et supervisée par un ou des responsables. Sont donc considérés à ce titre les symposiums, les colloques, rencontres autour d’un livre, etc. Les propositions de tables rondes portant sur tout autre sujet que le thème du Congrès sont les bienvenues.

Procédure : Les projets de table ronde doivent être adressés à Mitia Rioux-Beaulne et David Robichaud à congresspq@gmail.com avant le 15 décembre 2012. Ceux-ci doivent comprendre a) une description du projet ; b) une liste des conférenciers pressentis ainsi que le titre et le résumé de chacune des communications ; c) une version préliminaire du programme de l’activité.

Si votre table ronde est retenue, vous aurez à vous assurer que tous les participants adhèrent à l’ACFAS et à la SPQ et s’inscrivent au Congrès de l’ACFAS, et vous aurez à nous transmettre toutes les informations relatives à leur statut professionnel et leur affiliation institutionnelle, ainsi que leur adresse électronique.

Communications libres
En ce qui a trait aux communications libres, nous demandons aux candidats de respecter l’un des axes suivants (et d’indiquer pour lequel de ces axes ils soumettent leur proposition) :

Prétentions de la philosophie normative : de quel droit la philosophie peut-elle prétendre fonder des normes (morales, politiques, esthétiques, épistémiques…)? Cette prétention est-elle vaine?

Pratiques théoriques et métaphilosophie : comment la philosophie agit-elle sur le monde? Quelle est la spécificité du discours philosophique, de sa forme, de son mode de diffusion?

La philosophie face à ses autres : comment la philosophie interagit-elle avec les autres discours? Comment est-elle reçue? Quel effet peut être attendu d’une philosophie des sciences, du droit, de la religion, de l’art, etc.? Peut-elle transformer ces discours, est-elle simple réceptrice des transformations dont ils sont l’objet?

Procédure : vous devez faire parvenir le texte intégral de votre communication en fichier joint par courrier électronique à Mitia Rioux-Beaulne et David Robichaud à congresspq@gmail.com , au plus tard le 15 décembre 2012. Il doit s’agir d’un document en format DOC (Word), PDF ou RTF, d’un maximum de 3000 mots, comprenant sur la première page un résumé de 75 mots. Notez que ce document ne doit comporter aucun renseignement permettant d’identifier l’auteur, puisqu’il sera ensuite envoyé aux membres du comité scientifique pour évaluation. Votre courriel doit, en revanche, contenir toutes les informations suivantes : prénom, nom, statut professionnel, affiliation institutionnelle, et doit nous parvenir de l’adresse qui vous sert ou vous servira pour votre inscription à l’ACFAS.

Notez que seules les propositions soumises directement à la SPQ pourront être considérées et intégrées au programme du congrès. Cependant, si votre proposition est acceptée, vous aurez l’obligation d’adhérer à l’ACFAS et à la SPQ et de payer les frais d’inscription au congrès de l’ACFAS.

Présentation par affiche
Enseigner la philosophie : pratique et théorie
Pour le Congrès 2013, la SPQ inaugure une activité de présentations par affiche entièrement consacrée à la question de l’enseignement de la philosophie. Vous êtes donc conviés à présenter des propositions concernant des recherches effectuées sur la question de l’enseignement de la philosophie de même que des propositions mettant en valeur des stratégies pédagogiques innovatrices et leur réception. L’idée de cette rubrique est d’offrir un espace de mise en valeur, de réflexion et d’échange sur l’enseignement de notre discipline, activité qui est au cœur de notre pratique, mais qui demeure trop souvent dans l’ombre. De la philosophie pour enfants à la pédagogie aux cycles supérieurs, de la didactique de la philosophie à la philosophie de l’éducation, tous les aspects de la question peuvent être abordés. Évidemment, les propositions n’ont aucunement d’obligation de s’orienter sur le thème du Congrès.

Procédure : vous devez faire parvenir le texte intégral de votre présentation par affiche en fichier joint par courrier électronique à Mitia Rioux-Beaulne et David Robichaud à congresspq@gmail.com , au plus tard le 15 janvier 2013. Il doit s’agir d’un document en format DOC (Word), PDF, PPT (Power Point) ou RTF, comprenant tous les éléments de votre présentation, ainsi que tous les éléments visuels que vous comptez inclure. Notez que ce document ne doit comporter aucun renseignement permettant d’identifier l’auteur, puisqu’il sera ensuite envoyé aux membres du comité scientifique pour évaluation. Votre courriel doit, en revanche, contenir toutes les informations suivantes : prénom, nom, statut professionnel, affiliation institutionnelle, et doit nous parvenir de l’adresse qui vous sert ou vous servira pour votre inscription à l’ACFAS.

Prix SPQ des meilleures communications étudiantes
Deux prix seront décernés aux meilleurs textes étudiants soumis au congrès de la SPQ. Cela comprend les communications libres et celles soumises dans le cadre de tables rondes, mais pas les présentations par affiche. Pour participer au concours, le texte définitif de la communication doit parvenir Mitia Rioux-Beaulne et David Robichaud à congresspq@gmail.com avant le 30 mars 2013.

Pour plus de détails, consultez régulièrement le site de la SPQ : http://spq.uqam.ca

Pour plus d’informations sur l’ACFAS, ses modalités d’adhésion et l’inscription au Congrès, consultez régulièrement le site : http://www.acfas.ca.

Frais de transport et d’hébergement
La SPQ peut rembourser une partie des frais de transport et d’hébergement (2 jours) à tous les membres qui participent à l’Assemblée générale

RESPONSABLES

Mitia Rioux Beaulne
Département de philosophie
Université d’Ottawa
mriouxbe@uottawa.ca

David Robichaud
Département de philosophie
Université d’Ottawa
david.robichaud@uottawa.ca

Romney et le mythe du Self-Made Man

Mis en ligne le 22 octobre 2012 par Patrick Turmel et classé sous Illusion capitaliste, Transmission culturelle cumulative

Montée de lait de Robert Paul Wolff contre le mythe du Self-Made Man, que ne cesse d’utiliser le clan Romney.

« It cannot be repeated too often that no one, absolutely no one, is self-made in any plausible sense of that expression. For the past million years or more, pre-hominids, hominids, and humans have been coming into a world they did not make and relying for life itself on the accumulated knowledge and material culture produced by their predecessors. No one, not a cobbler, not a farmer, not a hunter-gatherer, and certainly not a business tycoon, makes himself or herself [although this does seem to be a peculiarly male fantasy.] »

Et à propos de ce que nous avons appelé dans La juste part l’illusion capitaliste:

« The thirty-five year project to destroy those protections is well under way, and should Romney be elected, they will be further destroyed. The benighted and bigoted working class and middle class voters who cast their votes for Romney will suffer from this destruction, and they are simply too stupid to realize that simple fact. I realize that sophisticated social theorists like myself are supposed to offer profound and subtle explanations for systematic acts of self-destruction, but sometimes, when I grow weary of the game, I cannot resists calling it stupidity when I see it. »

« Savant et pourtant très accessible. » (Le fil)

Mis en ligne le 18 octobre 2012 par Patrick Turmel et classé sous Dans la presse

Brève recension de La juste part, dans Le fil, le journal de la communauté universitaire, à l’Université Laval.

Pas de richesse sans coopération

« En cette ère d’économisme triomphant, un tout petit livre entend déconstruire le mythe que la production de la richesse repose sur le seul mérite individuel. La juste part, écrit par les professeurs de philosophie Patrick Turmel (UL) et David Robichaud (Université d’Ottawa), a paru à l’automne aux éditions Atelier 10. Dans de courts chapitres, les auteurs font la démonstration que «toute production est indissociable d’une longue histoire de coopération» et que le succès exige, avant toute chose, des circonstances favorables et tout à fait arbitraires. En bref, le marché devrait devenir un puissant outil de création de richesses collectives et non servir ce fameux 1% mis de l’avant par les indignés d’Occupy Wall Street. Savant et pourtant très accessible. »

Encore: ce ne sont pas les riches qui créent de l’emploi.

Mis en ligne le 17 octobre 2012 par Patrick Turmel et classé sous Non classé

Tel que vu à la télévision

Pour ceux qui auraient eu la malchance ultime de manquer le passage de David Robichaud à l’émission Les publications universitaires animée par Guillaume Lamy et diffusée au Canal savoir, cessez de vous en vouloir, et visitez le site de l’émission où l’entrevue est disponible. Un condensé de Juste part juste pour vous!